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Etudes : BEPC sans mention, Bac-1 Autodidacte
En mai 68, après un parcours scolaire assez désordonné, je me lance dans la vie active. Avec le militantisme, au moment de la naissance du journal Libération, je découvre le monde ouvrier et le monde rural, ce qui suscite ma curiosité pour l'ethnographie. Puis je deviens reporter-photographe et pars sur plusieurs conflits armés : au Sud-Liban (rencontre avec Yasser Arafat), au Kurdistan (rencontre avec Mollah Moustafa Barzani), puis guerre civile en Irlande du Nord.
Observations, observations, le réel avec le réel
Voyage initiatique Paris-Katmandou-Paris. Rencontre avec Jean Arlaud avec qui je m'impliquerai dans la pratique ethnographique. Auditeur libre à l'Université de Paris 7 où je suis les cours de Jean Arlaud, Robert Jaulin, Jean Monod ; et à la Cinémathèque Française, ceux de Jean Rouch. Je participe en tant qu'opérateur du son à la réalisation de nombreux films ethnographiques au CNRS-SERDAV.
Je quitte le réel pour la fiction
Rencontre avec Jean-Paul Mugel dont je deviens l'assistant durant de longues années et qui m'apprendra le métier de chef opérateur du son. Travaille avec des metteurs en scène aussi différents que : Fernando Arrabal, Dino Risi, Jacques Perrin, Olivier Assayas, Merzak Allouache, Agnès Varda, Barbet Schroeder, Andrzej Wajda, Idrissa Ouedraogo, Luigi Comencini, Raul Peck... Je continue mon observation ethnographique lors de tournages en Algérie, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Ethiopie, Portugal, Afrique du Sud, Guinée-Bissau, Gabon, Sénégal, Philippines, Thaïlande, République Démocratique Allemande, URSS, Pologne, USA, Antilles françaises, Afghanistan, Iran, Turquie, Liban, Jordanie, Grèce, Italie, Maroc, Djibouti, Egypte, Belgique, Grande Bretagne, France...
Le cinéma du réel me rattrape
Entre des tournages de séries télévisuelles, je travaille actuellement chez Phanie, centre de l'ethnologie et de l'image. Commencé sur le tas, et passant sur le terrain à travers les talus... j'ai toujours considéré l'ethnographie comme ma véritable raison d'être.
Sur cette note personnelle, je voudrais ici remercier mes ami(e)s et collègues disparu(e)s.
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