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Monde contemporain
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de Anne Steiner et Sylvaine Conord
C’était à Belleville, quartier parisien mythique, haut lieu de l’agitation populaire au XIXe siècle, que bien des artisans, ouvriers, et même petits bourgeois de la rive droite venaient fêter leurs noces. Outre les guinguettes et les bals, de nombreux divertissements s’offraient alors aux promeneurs. La densité des cafés y était exceptionnelle. Aux grands bars d’un luxe tapageur, situés aux carrefours, s’opposaient les simples estaminets, établissements plus modestes fréquentés essentiellement par des habitués. Cet héritage a laissé des traces, et le vieux Belleville se distingue encore aujourd’hui par le nombre et la vitalité de ses cafés. Fruit d’un long travail d’observation, d’entretiens avec clients, patrons et serveurs, de conversations informelles et de lecture de témoignages, romans, ouvrages savants, etc., ce livre nous plonge au coeur de ces lieux de détente, de brassage mais aussi de réconfort, véritables refuges pour les plus démunis ou pour d’anciens habitants nostalgiques de la vie du quartier. Textes et photos restituent une ambiance, donnent à voir la scène que constitue le café et éclairent les personnages qui l’animent. Et si nulle part on ne peut mieux observer la situation d’un quartier et de ses habitants que dans ses bistrots, voici un portrait sensible du Belleville d’hier et d’aujourd’hui.
Livre publié à L'Echappée |
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Afrique
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Andriamanivohasina Rakotomalala, Université de Paris 7 – Denis Diderot.
Colloque international Jean Rouch - Une anthropologie nouvelle, une anthropologie du vivant
Mercredi 18 novembre, CNRS, Paris, site Michel-Ange
Par le biais de ma caméra subjective, les extraits filmiques que je vais présenter dans cette communication, donneront l’occasion de vivre dans sa banalité et dans son imbrication dans la vie quotidienne, un aspect du culte des ancêtres à Madagascar, au travers de celui de la Princesse Ranavalona dont je suis un descendant, dans le village d’Anosimanjaka. Après une très longue période d’absence dont ces extraits relatent le premier contact avec mes compatriotes villageois lors de mon retour, je filme depuis quelques années mes séjours périodiques au village. La redécouverte et le côtoiement de cette communauté m’ont donné le sentiment d’une deuxième acculturation. Mais, le tournage de mes rushes a créé aussi un décentrage de l’analyse anthropologique qui a donné une opportunité à mes interlocuteurs villageois de prendre conscience de la distance de l’altérité et de jouir d’une autre perspective sur notre culture commune. Je retiendrais dans cette communication une des leçons de Jean Rouch qui constitue une anthropologie du vivant en mettant toujours en œuvre une contextualisation du rituel dans la trivialité du quotidien ainsi que son affirmation d’un regard subjectif à la première personne dans son cinéma.
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