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Liste des sous-titres

- Kamaringiro
- Cumatak
- D'où sommes-nous venus, nous, les Nyangatom ?
- Notre pays était Kaziren
- Les Nyangatom, voilà leur montagne. Le mont Kaziren
- Nous étions voisins des Dodotho à Pelekec.
- Des Dodotho à Pelekec
- Et à Moggila
- Jusqu'à Moggila
- Voisins des Ngukulak.
- " Les pauvres ".
- Voisins des Tiye...
- A Morvankipi.
- Voilà nos territoires d'autrefois.
- Puis nous avons migré vers ce pays, Nokua,
- cette riviére Epoxot.
- Epoxot, "dure graminée", c'était son nom.
- Le pays était aux Nkaripore.
- Aux Nkaripore.
- Les Turkana attaquent les Nkaripore et les Ngukur.
- Les Turkana les chassent.
- Ils s'enfuient...
- … ils s'enfuient sur l'autre rive de l'Omo.
- Les Turkana sont alors les maîtres du territoire.
- Nos guerriers avancent, avancent, avancent...
- La section des Cigognes passe par Kaalata
- et attaque à Kaepeele.
- Celle des Flamants passe par Natoatopat
- et attaque à Naoyakori.
- Nous donnons aux étangs les noms des boeufs tués à l'ennemi.
- Partout on se bat contre les Turkana ici, là, là, là...
- On se bat à la lance, partout, des deux côtés de larivière,
- On brise les Turkana : ils s'enfuient vers le sud.
- Ce fut ainsi.
- Les Nyangatom s'installèrent alors sur cette rivière.
- Et maintenant Kamaringiro,
- Les Nyangatom sont-ils tous réunis ici ?
- Les Nyangatom... après l'attaque des Marile,
- certains sont partis au Soudan.
- Il reste les Nyangatom d'ici,
- de Naoyatir, jusqu'au pays de Tikapil.
- Il reste ceux-là.
- Tous les autres ont fui au Soudan.
- Reviendront-ils ?
- Oui, même s'ils broutent là-bas, ils reviendront,
- ils reprendront la transhumance.
- Nous étions autrefois les NYAM-ETOM :- les Mangeurs d'Eléphants.
- Les Nyangatom ?
- Les Nyametom, "etom'.
- "L'élephant", celui qui accompagne notre génération.
- Maintenant nous sommes
- NYANGATOM les fusils jaunes
- Ce petit fusil Alpine, le petit Alpine,
- nous les Nyangatom, nous l'achetons quatre boeufs.
- Le grand Alpine, grand comme ça, quatre boeufs aussi.
- Le Mincir, quatre boeufs,
- le Tupay, six
- Le Turkey, six
- le Lyapan, trois.
- Le Lyapan, trois.
- Le Pagala, trois.
- C'est ainsi.
- Le sorgho...
- On désherbe les champs
- puis on sème.
- Avec la chaleur...
- … les épis se forment.
- On prend les épis verts...
- … qu'on enrobe de boue.
- On les cache près du feu domestique contre les mottes d'argile.
- C'est là qu'on les cache.
- Puis le sorgho mûrit.
- Et lorsqu'il est mûr,
- on prend quatre épis, dans chaque champ...
- quatre ici, quatre là,
- quatre là, quatre ici.
- On les dépose sous l'arbre
- et on frotte les bâtons à feu.
- . . .On grille les épis.
- ... On mâche ... On recrache...
- . . On mâche .. On recrache...
- Puis on en donne aux enfants, les enfants mangent
- ils mangent le sorgho, ils mangent
- Le rite des prémices est terminé, la récolte peut commencer.
- C'est ainsi.
- Voila la parole du sorgho chez les Nyangatom.
- D'où viennent tes vaches ?
- De Malipas, du ventre de Kaalata, des camps de brousse.
- Elles sont parties ce matin, elles n'ont pas bu hier.
- Alors elles viennent boire...
- Un jour sur deux.
- Où paissent les autres troupeaux,
- où sont les autres camps de brousse ?
- Du côté de Tirga, de Lokumalukwa.
- Ils reviendront tous aux villages
- Quand ?... Quand la pluie tombera-t-elle ?
- Dans quelques lunes... à la lune Titima.
- Titima, c'est alors qu'ils reviendront tous.
- On établit des camps de brousse parce que le soleil brûle l'herbe...
- Voilà pourquoi nous faisons des camps de brousse.
- Le soleil nous disperse.
- Le pays blanchit.
- On ne garde que quelques vaches pour leur lait.
- Le reste du bétail est dans la brousse.
- Le boeuf alezan... le boeuf imposant...
... le boeuf de Kamaringiro...
… c'est Lolukpore...
- Les boeufs que j'ai élevés... entends-tu ...
- Lobok à la robe chair.
- Lobok fut le premier.
- Lomwan-goria lui, Lobok
- Les hommes l'ont mangé.
- Puis ce fut Kamaringiro,
- le blanc, aux cornes dissymétriques.
- Kamaringiro : c'est mon nom.
- Puis j'ai élevé Lonyang, le Jaune.
- aux cornes dissymétriques.
- Les hommes l'ont mangé, là-bas, près des étangs.
- Puis j'ai élevé Lomeri, le Moucheté.
- Les hommes l'ont mangé.
- Il avait les cornes comme ça... comme le boeuf Ehailap.
- Puis Lonyang, le Jaune,
- aux cornes épaisses comme ma cuisse,
- et à la démarche de buffle.
- Les hommes l'ont mangé à Naoyakori.
- Enfin, j'élève Lolukpore...
- c'est lui...
- ... aux cornes basses.
- C'est lui. Il boit son eau.
- C'est ainsi.
- Kamaringiro, Si tu parlais du bétail de mariage...
- J'ai quatre femmes.
- Combien de têtes as-tu transférées ?
- Cent... cent quatre vingts têtes en tout.
- Combien t'ont-elles donné d'enfants ?
- L'une, six, l'autre, huit,
- une autre encore, neuf enfants.
- Pour toutes tes femmes, quel genre de bétail as-tu transféré ?
- Des chèvres, des vaches, des ànes et même un chameau.
- Donc, en tout, cent quatre vingts têtes de bétail.
- Cent quatre vingts.
- C'est cela, pour toutes tes femmes.
- C'est ainsi.
- Pour toutes les femmes.
- Le pays, qu'il soit prospère qu'il soit prospère
- Prospère, tous nos villages. Tous nos villages,
- nos camps, du Nord au Sud,
- de l'Ouest â l'Est.
- Pas de maladie, pas de mal.
- La santé, pour nous tous qui sommes assis avec le cinéma
- Cinémamwê, longue vie !
- Nos vaches, qu'elles broutent,
- à Kaalata, à Lollo, à Lolimpoc.
- Aucun mal, aucun.
- A celle de Tirga aussi, aucun mal.
- Que des choses excellentes.
- Qu’elles broutent à Loceper, Lolimpoc, Lollo.
- Qu’elles reviennent.
- Qu'on se trouve tous reunis.
- Qu'elles broutent.
- Qu'elles reviennent là. Qu'elles reviennent là.
- Derrière nous, sur la terre des morts.
- Qu'elles reviennent.
- Qu'elles boivent, qu'elles boivent.
- Que les mâles montent les femelles.
- Aucun mal !
- Les Marile, qu'ils restent sur leur terre.
- Les Turkana, qu'ils restent chez eux.
- Les Surma... pareil.
- Les Mursi... pareil.
- Les Kara... pareil.
- Les Jiye... pareil. Qu’ils restent loin de nos yeux.
- Notre bêtail de Morvankipi, qu'il se porte bien.
- Qu'il broute le pays du Soudan. Aucun mal.
- Qu'il dorme a nos côtés.
- Qu'on se réjouisse ensemble.
- Et toi Nakua, Kibish, sois prospère,
- jusqu’à Nakulamut, Kolothia, Kalapat.
- Qu'on se réjouisse du cinéma.
- Aucun mal.
- Aucun mal.
- Que la lune, là-haut, garde le bétail.
- Que le soleil regarde le bétail, que la terre le garde.
- Et l'étoile du soir, et les autres étoiles aussi.
- Aucun mal dans tous le pays.
- Que le pays se rejoigne, Akuj, toi qui es le ciel.
- Que le pays soit prospère. Que le pays soit prospère.
- Nukua, extermine nos ennemis.
- Que notre pays guérisse, que la guerre cesse.
- Aucun mal.
- Que le café vienne jusque chez les Nyangatom.
- Qu'on en boive. Qu'on en boive.
- Que nos huttes en soient pleines.
- Chez les Ibis, les Flamants, les Cigognes, les Ricins.
- Que le pays guérisse. Que le pays guérisse.
- Enfante, jeune fille, femme...
- un enfant dans ton ventre, qu'il y entre, toi, Nabenen.
- Toi, la chevelue, enfante...
- Lopezurmwe, fais un enfant à Nabenen.
- Enfante un garçon pas une fille...
- Et tu l'appelleras Kotol (Kamaringiro)
- Plus haut, plus haut.
- Donne à Kamaringiro.
- Tue les tribus
- les Marile
- les Surma
- les Hamar
- les Atulla
- tous nos ennemis
- les Surma
- les Jiye
- Tue, tue, tue, tue.
- Nakua, Kibish Kibish, notre rivière,
- depuis ta source, détruis tout ce qui approche de toi,
- détruis, détruis, détruis.
- Nous les Autruches, nous les guerriers...
... nous conduisons le bétail sous le soleil de la brousse...
- Dans la brousse, nous buvons notre soif…
- … dans la brousse, nous mangeons notre faim…
- Que disent les entrailles ?
- Voilà la crue qui vient.
- Voilà la pluie…
- Les traces blanches des pieds ennemis dans la poussière… proches…
- Nous les Autruches…
- … fils des Eléphants, les Pères du pays, et petits-fils des pierres...
- ... nous sommes les gardiens du pays...
- Kamaringiro
- Cumatak
- qui domine ce pays ?
- Ce ne sont pas les Nyangatom. Les Nyangatom sont paisibles.
- Ils restent assis.
- Ils restent assis.
- Ceux qui veulent dominer tout ce pays, être les seuls mâles,
- quelle est cette chose ? Ce sont les Marile...
- La coutume de ce pays :
- Chacun cherche à tuer un ennemi.
- "J'y vais pour avoir la poitrine scarifiée
- ... pour faire la cour aux filles"
- C'est la coutume
- Tous les guerriers font de même
- chez les Turkana
- les Toposa
- les Jiye
- les Nyangatom
- les Hamar
- les Ngikaalabong
- les Boran…
- Et quand ils se battent, que prennent-ils à l’ennemi ?
- Ils tuent, ils exterminent,
- ils découpent leurs ennemis sur le sol...
- ... Ils razzient le bétail.
- Les vaches, les chèvres, les ânes, tout.
- C'est ainsi.
- Et aujourd'hui, Kamaringiro, la guerre est-elle finie ?
- ... je te le demande...
- ... un jour se lève... ils n'ont pas attaqué.
- Un bon jour.
- Mais ça ne veut pas dire que la guerre entre les tribus soit finie.
- Lopathimwe
- Cumatak
- Les noms d'ennemis que tu portes comme Lopathimwe,
- dans quelles tribus les as-tu conquis?
- Quels ennemis as-tu tués ?
- Des Jiyé,
- des Ngikoroma.
- Voilà pourquoi on m’appelle Lopathimwe, Lokoromamwe,
- Lomojongmwe.
- Voilà mes noms d'ennemis.
- Quand je tuais un ennemi...
- je sentais tout mon corps régénéré...
- Tout le pays était régénéré le bétail, les gens,
- et moi-même,
- Donc on t'appelle Lokoromamwe pour un ennemi Koroma,
- Lopathimwe pour un Jiye tué au marécage.
- Lomojongmwe pour un Karimojong.
- Voilà mes ennemis et les noms que je porte.
- Et qui t'a donné ces noms ?
- Mes pères.
- Lesquels ?
- Les Pierres.
- Et quand tu tuais un ennemi que ressentais-tu
- dans ton coeur, ton corps ? De la joie ou...
- … De l'allégresse, de l'allégresse, j'étais heureux.
- Et quand je rentrais au village,
- tous mes pères, mes mères, mes proches
- tout le monde se réjouissait.
- C'est ainsi.
- Tout le monde se réjouissait
- Et moi aussi.
- C'est fini ?
- Cinémamwé, cette rivière est celle de mes pères.
- Cet arbre, la terre que nous foulons
- sont ceux de mes arrières-grands-pères, qui sont enterrés là.

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