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Pierre Boccanfuso

Réalisateur Ingénieur d’études au CNRS
Membre de la Maison Asie Pacifique
Travail en anthropologie visuelle depuis 1994
Terrain de prédilection : Palawan (Philippines)

Pierre Boccanfuso

Du privé au CNRS

Le film documentaire est souvent confronté aux besoins commerciaux des chaînes télévisées et producteurs. J’en ai fait l’expérience à travers mon passé d’opérateur de prise de vues, monteur et réalisateur dans le privé. J’ai toujours œuvré pour que mes films, ou les films auxquels je participais, soient respectueux de la réalité et d’une démarche scientifique.

En 1993, j’ai décidé de me tourner vers les films documentaires ethnographiques et de collaborer étroitement avec des anthropologues. J’ai délaissé la notion d’équipe de tournage afin de privilégier l’immersion totale et la relation de confiance entre les autochtones et moi-même. Le résultat de mes travaux filmiques, alors que j’étais intermittent du spectacle, a été concluant et a débouché sur un poste d’ingénieur d’études au CNRS, avec comme emploi type celui de réalisateur audiovisuel. J’ai pris mes fonctions à la Maison Asie Pacifique, à Marseille (2000).

Les films ethnographiques que j’ai réalisés m’ont servi de support à des enseignements en anthropologie visuelle à l’Université Ateneo de Manille, aux Philippines (15 heures de cours par an), à des conférences en anthropologie visuelle à Taiwan, au Vietnam, aux Philippines et à des colloques en France. Ces enseignements et communications contribuent à ma réflexion permanente sur mes travaux audiovisuels, à l’examen critique de mes propres réalisations de films documentaires, à ma recherche sur le film ethnographique et l’anthropologie visuelle que je partage régulièrement avec des chercheurs et enseignants.

Anthropologie visuelle au sein d’une population Palawan

Depuis 1994, je travaille en anthropologie visuelle au sein d’un groupe ethnique Palawan vivant en forêt, aux Philippines. Grâce à Charles Macdonald - anthropologue et directeur de recherche au CNRS, spécialiste des Philippines - j’acquiers, sur le terrain, une excellente connaissance du dialecte et des traditions Palawan.
Je filme cette communauté chaque année et, souvent, deux fois par an.

Les Deux fils du chaman (56’) est le premier film documentaire ethnographique que je réalise sur cette société.

Il est diffusé, en 1998, sur Arte, en prime time, et à l’étranger.
Ce travail de longue haleine en anthropologie visuelle, au sein d’une communauté Palawan, est pérennisé grâce au CNRS qui me recrute, le 1er décembre 2000, au sein de la Maison Asie Pacifique.

Je réalise un second film documentaire Le Chaman, son neveu… et le capitaine (87’) sur ce même groupe ethnique à travers les mêmes personnages que ceux du premier film.

Ce travail de recherche et de réalisation audiovisuelle montre l’évolution de cette population, aux croyances animistes, face aux influences extérieures à leur communauté.
Le CNRS me soutient dans ce projet et me permet de travailler en partenariat avec une société de production audiovisuelle, spécialisée dans les films documentaires scientifiques.
Ce film est diffusé sur Planète, en 2010, et remporte des prix et mentions dans des festivals internationaux de films documentaires dont une Mention au Cinéma du Réel (Paris, 2008), le Prix du Public au Festival du Film Documentaire d’Agadir (Maroc, 2008) et le Grand Prix au Festival du Film de Chercheur (Nancy, 2009).

Ces deux films reposent sur une relation de respect mutuel, de confiance, de complicité et de connivence établie avec les Palawan au cours de nombreux séjours et tournages.

Je travaille actuellement à la réalisation d’un troisième film sur cette même société toujours à travers les mêmes personnages singuliers. Je filme le destin individuel de ces Palawan dont les rencontres, les dérives, les accidents tissent une histoire riche en rebondissements, jusqu’à atteindre l’atmosphère d’un film de fiction avec son intrigue et son dénouement.

Pierre Boccanfuso et  ses amis Palawan Alma et Pablo Pierre Boccanfuso et sa mère Palawan

C’est la réalité elle-même avec ses événements cocasses ou tragiques, ses drames et ses joies, qui nourrit la dramaturgie du film, du simple fait que toute séquence confronte les personnages à leur destin. Derrière les péripéties de chacun des personnages du film, c’est l’avenir de la société Palawan, sa survie ou sa disparition, qui se joue sous les yeux des spectateurs.

Devant ma caméra les Palawan s’expriment et évoluent naturellement en oubliant jusqu’à la présence de celle-ci, habitués à me voir l’utiliser, depuis 1994, à différents moments de leur vie. Ils sont spontanés, se disent leurs quatre vérités, se répandent en invectives, échangent des plaisanteries grivoises sans accorder aucune attention à ma présence.

Le spectateur accède directement à la vie quotidienne de cette population, à ses rires et à ses émotions, à ses joies et à ses peines. Il a l’impression d’être au milieu des Palawan, au cœur de l’action, de les voir avec son regard et non pas avec la distance d’un point de vue extérieur. Il les découvre avec ses émotions, et non pas à partir d’un exposé didactique. Le résultat est une histoire vécue de l’intérieur grâce à une caméra participante, complice des personnages.

Pierre Boccanfuso lors d'un repas palawan Pierre Boccanfuso dans une maison palawan

Ainsi, des séquences chargées d’émotion et d’authenticité apparaissent aux yeux des spectateurs et leur permettent de partager non seulement des moments intimes, chaleureux, tendres, mais aussi des altercations, des pleurs, des moments dramatiques (tels une maladie, un décès) sans aucun voyeurisme. L’enjeu de ce projet en anthropologie visuelle tient dans son suivi filmique depuis seize années qui fait de chaque séquence un témoignage unique tant sur le plan de l’histoire que de l’ethnographie, de l’art que de l’humanité.

C’est pourquoi la forme du deuxième film Le Chaman, son neveu… et le capitaine ne peut être que celle d’un long métrage : pas seulement en raison de la rareté de ses images ou par souci de mémoire car la société Palawan serait menacée à terme dans son existence, mais aussi parce que la déculturation est un processus complexe et multiple, nullement linéaire, et que pour la première fois celui-ci peut se voir non pas dans ses ruptures, mais dans son évolution, son mouvement à deux temps, un va-et-vient constant entre deux mondes qui place ceux qui vivent à la lisière de l’un et de l’autre dans un état de dualité, de précarité, d’incertitude et d’angoisse extrêmes.

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Diplômes

  • 1996 : D.E.A. Lettres et Arts option cinéma

    Mention Très Bien
  • 1994 : Maîtrise d’Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles

    Mention Très Bien
  • 1993 : Licence d’Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles

  • 1981 : Diplôme Universitaire d’Etudes et d’Animation Cinématographiques

  • 1979 : Certificat de l’Ecole Pratique de Technique Cinématographique

    décerné par l’Institut National du Cinéma Français, Paris
  • 1978 : Baccalauréat C

Expériences professionnelles

  • Depuis le 1er décembre 2000 : ingénieur d’études - réalisateur audiovisuel au CNRS

    Maison Asie Pacifique, CNRS et Université de Provence, Marseille
  • Depuis 1997 : membre associé de l’Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est

    CNRS et Université de Provence, Marseille
  • 1991-2000 : réalisateur, opérateur de prise de vues et chef monteur

    Cinéma 16 mm et Vidéo DVCAM (films documentaires pour la télévision).
    Réalisateur et opérateur de prise de vues Vidéo Betacam SP (régie multi caméras et reportages)
  • 1990-91 : tour du monde (16 mois) et reportage photos

    en Amérique du Sud, Pacifique, Asie du Sud-Est, Egypte
  • 1989 : Opérateur de prise de vues Vidéo

    Betacam SP (reportages)
  • 1983-88 : responsable d’un studio vidéo

    le Cidéographe, au CREPS d’Aix-en-Provence, Ministère Jeunesse et Sports
    Réalisateur de films sportifs et promotionnels (BVU).
    Réalisateur de films d'entreprises (BVU).
    Opérateur de prise de vues et monteur BVU aux « Jeux de l'Avenir », Paris, 1985/87
    Réalisateur, opérateur de prises de vues et chef monteur Cinéma 16 mm (films documentaires pour la télévision)
  • 1978-82 : opérateur de prise de vues Cinéma 16mm

    pour des productions du Ministère Jeunesse et Sports (France et Italie - Carnaval de Venise 1981 entre autres)
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  • Musique de gongs des hauts plateaux du centre du Vietnam

    2010 - 15' - DVCam - Vietnam
    Réalisateur et opérateur de prise de vues du film
    Production : Fonds de Solidarité Prioritaire Revalorisation du patrimoine muséographique vietnamien de l’Ambassade de France à Hanoi
    Diffusion : Musée d’Ethnographie du Vietnam et Musée de la province du Dac Lac

    Cette musique a été classée patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO

  • Le Chaman, son neveu… et le capitaine

    2008 - 87' - DVCam - Palawan, Philippines
    Réalisateur, auteur et opérateur de prise de vues du film
    Conseiller scientifique : Charles Macdonald, directeur de recherche au CNRS
    Production : Gédéon Programmes, Tabang ko dimu Avec le soutien du CNRS, Université de Provence, Maison Asie Pacifique et Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique
    Diffusion : Planète

    Grand Prix au Festival du Film de Chercheur (Nancy, 2009)
    Mention au Festival International de Films Documentaires Cinéma du Réel (Paris, 2008)
    Prix du Public au Festival International du Documentaire à Agadir (Maroc, 2008)
    Mention Spéciale du Jury au Festival International du Documentaire à Agadir (Maroc, 2008)
    Mention Spéciale du Jury au Festival International du Film à Ouidah (Bénin)

    Ce film est le deuxième volet d’un travail en immersion totale au sein d’une société Palawan, aux Philippines, depuis 1994 (voir ci-dessous Les Deux fils du chaman)

    Critique de Télérama : "Au sud-ouest des Philippines, l’île de Palawan dévoile un verdoyant dédale de lianes, bambous et palmeraies. Noyé sous la forêt tropicale, cet îlot fertile abrite les Palawan, des chasseur-cueilleurs fixés depuis toujours au cœur du bandeau insulaire. Traduisant les craintes de ce peuple qu’il filme depuis 1994, Pierre Boccanfuso fait œuvre d’anthropologue et de cinéaste engagé. (…) Dans son versant naturaliste, gagné par une nostalgie édénique, le documentaire offre le meilleur : la chronique quotidienne d’une population en mutation. On perçoit une société écartelée entre l’inéluctable modernité et un apaisant repli vers l’hédonisme des anciens. Des cérémonies d’enterrement animistes aux soins de médecine traditionnelle, la caméra appréhende une identité ténue, singulière, prégnante (…) Pierre Boccanfuso, qui parle le dialecte palawan et s’est adjoint les services de l’ethnologue Charles Macdonald, semble motivé par une exigence d’immersion totale"

  • Sur les toits du monde

    2005 - 26' - DVCAM - Taiwan
    Réalisateur, co-auteur et opérateur de prise de vues du film
    Conseillère scientifique : Chantal Zheng, ethno-historienne
    Production : Fondation Chiang Ching-Kuo (Taiwan), Maison Asie Pacifique, CNRS, Université de Provence. Diffusion : Musée National des Arts Asiatiques Guimet, cycle de films Ilha Formosa, Archives de Marseille, Centre culturel de Taiwan à Paris

  • Bornéo, la mémoire des grottes

    2004 - 52' - Cinéma 16 mm et Betacam SP - Bornéo, Indonésie
    Réalisateur : Luc-Henri Fage
    Consultant en réalisation, co-opérateur de prise de vues et co-monteur du film
    Conseiller scientifique : Jean-Michel Chazine, ethno-archéologue au CNRS
    Production : Arte, MC4
    Diffusion : Arte

    Prix du meilleur film documentaire spéléologique, Castellana Grotte Festival, Italie, 2005
    Prix du meilleur film de vulgarisation scientifique, Festival international du film d’archéologie, Bruxelles, 2005
    Prix Spécial du Jury au 10ème Festival International du Film d’Archéologie, Bordeaux, 2006
    Prix du Public au 10ème Festival International du Film d’Archéologie, Bordeaux, 2006

  • Quatre portraits d'enfants

    1999 - DVCAM - Manille et Palawan, Philippines
    Réalisateur, opérateur de prise de vues et monteur
    Production : Gédéon Programmes
    Diffusion : France 2, 1000 enfants pour l'an 2000

  • Les Deux fils du chaman

    1998 - 56' - Betacam SP - Palawan, Philippines
    Réalisateur, auteur, opérateur de prise de vues et monteur du film
    Conseiller scientifique : Charles Macdonald, ethnologue, directeur de recherche au CNRS et directeur de l'Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique
    Production : Gédéon Programmes, Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique, CNRS Audiovisuel. En association avec La Sept Arte
    Diffusion : Arte, L’aventure humaine, Arte Allemagne, Australie, Belgique, etc

    Critique de Télérama : "Ce documentaire n’est pas un film de plus sur les tribus en marge du "monde moderne". Peut-être simplement parce que, contrairement à d’autres, il raconte une histoire, avec une intrigue et un dénouement. Quand il a réalisé ce documentaire, Pierre Boccanfuso connaissait déjà l'ethnie des Palawan depuis trois ans. A la faveur de cette intimité, sans doute a-t-il su s’immerger dans le groupe jusqu’à se faire oublier. Aux moments cruciaux, les autochtones ne portent aucune attention à la caméra. Ils semblent même se prêter naturellement aux impératifs du tournage (champ- contrechamp lors d’une discussion). Si bien qu’on a le sentiment d’assister directement aux scènes de la vie quotidienne de ce peuple de chasseurs et de pêcheurs. Le sous-titrage systématique et le commentaire dépouillé parachèvent cet effet de proximité"

  • L'homme des Rochers

    1997 - 52' - Cinéma Super 16 mm - Palawan, Philippines
    Réalisateur Chris Hook
    Assistant réalisateur du film
    Co-auteurs : Charles Macdonald, directeur de recherche au CNRS, directeur de l'Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique et Pierre de Vallombreuse
    Production : Canal +, BBC, Taxi Vidéo Brousse. Diffusion : Canal +, BBC

  • Les Grottes Ornées de Bornéo

    1996 - 52' - Cinéma 16 mm et Betacam SP - Bornéo, Indonésie
    Réalisateur : Luc-Henri Fage
    Co-opérateur de prise de vues et chef monteur du film
    Conseiller scientifique : Jean-Michel Chazine, ethno-archéologue au CNRS
    Production : France 3, Gédéon Programmes
    Diffusion : France 3, Les Quatre Dromadaires

    Prix de la meilleure aventure scientifique, au Festival International du Film d’Exploration Jules Verne, Paris, 1997
    Prix de la meilleure image, Festival d'Aventure de Val d'Isère, 1998

  • 1000 Mètres sous la jungle

    1995 - 52' - Betacam SP
    Réalisateur : Luc-Henri Fage
    Chef monteur du film
    Production : France 3, Gédéon Programmes
    Diffusion : France 3, Les Quatre Dromadaires, RTBF (Belgique), Channel 4 (USA)

    Prix du meilleur sujet au Festival International du Film d’Exploration Jules Verne, Paris, 1995
    Grand prix du Festival Espeleo Cinema 95 au XIV Festival International du Film de Spéléologie, Barcelone, 1995
    Prix du film aventure et exploration, Festival International du Film d'Autrans, 1997
    Prix du meilleur reportage, Spélémédia 1997

  • Le Gouffre perdu de Papouasie

    1994 - 52' - Betacam SP - Papouasie Nouvelle Guinée
    Réalisateur : Luc-Henri Fage
    Chef monteur du film
    Production : TF1, Les Films d'Ici
    Diffusion : TF1, Grands Reportages, Canal+ Belgique, National Geographic USA, Suisse

    Prix du Film d'Expédition au Festival International du Film Neige, Glace et Aventure, Autrans, 1994

  • La Mémoire des brumes

    1991 - 52' - Betacam SP - Irian Jaya, Indonésie
    Réalisateurs : Luc-Henri Fage et Arnoult Seveau
    Chef monteur du film
    Production : Tarentula Production
    Diffusion : Canal+, RTBF Belgique, Les Sentiers du Monde

    Prix du meilleur film au 1er Festival Science et Aventure organisé par l’association Jules Verne à l’Institut Océanographique de Paris, 1992
    Grand prix de la Société Géographique au Festival de St Dié, 1992
    Prix spécial du jury et prix du film d’exploration et d’aventure au Festival International du Film Neige, Glace et Aventure, Autrans 1992
    Prix spécial du jury au Festival International du Film d’Aventure de Dijon, 1992
    Grand prix et prix du public au 3ème Festival International du Film d’Expédition et d’Aventure de Liège (Belgique) 1993
    Prix du public au Festival du Film de Grand Reportage de Lagny sur Marne 1993

  • Apurimac

    1988 - 13' - Cinéma 16 mm - Pérou
    Opérateur de prise de vues du film
    Diffusion : TF1, Sirocco

  • La Traversée impossible

    1988 - 26' - Cinéma 16 mm - Bornéo, Indonésie
    Co-réalisateur avec Luc-Henri Fage et opérateur de prise de vues du film
    Production : MC4
    Diffusion : TF1, Ushuaïa, le magazine de l’extrême, RTBF Belgique, Les Sentiers du monde, Planète, TV Italie

    Prix du film d’aventure sportive au Festival International du Film d’Aventure de Lille, 1988

  • Terenga Guillaume

    1988 - 13’ - Betacam - France et Sénégal
    Réalisatrice : Marie-Hélène Brisou
    Opérateur de prise de vues du film
    Diffusion : Canal France International

  • Le Gouffre de Truscossa Aneïri

    1988 - 6' - Cinéma 16 mm - Irian Jaya, Indonésie
    Réalisateur, opérateur de prise de vues et monteur du film

  • Inga, le Défi du Zaïre

    1987 - 45' - Cinéma 16 mm - Zaïre
    Réalisateur : Luc-Henri Fage
    Chef monteur du film
    Diffusion : TF1, Ushuaïa, le magazine de l’extrême et Sirocco, RTBF Belgique, Les Sentiers du Monde, TV Allemagne, Italie, Japon

    Prix du meilleur montage INSEP 1987.
    Grand prix du Festival International du Film d’Aventure Vécue de la Plagne, 1987
    Grand prix du Festival du Film d’Aventure de Royan, 1988

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